Suicidaire ?

Forum de libre expression sur le suicide
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 Sujet du message: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 04:05 
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Inscription: Sam 20 Aoû 2016 17:47
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Localisation: Marseille
Bonjour,

(note préalable : cette présentation est très très longue. L’essentiel s’arrête après « Problématique version simplifiée », vous pouvez tout à fait vous arrêter là si vous n’avez pas du temps à perdre et une tendance aux migraines ;) )

Démarche sur ce forum :

Généralement sur les quelques forums d’entraide où je suis allé il ne me serait pas, je pense, venu à l’idée de poster une présentation un tant soit peu complète et personnelle. Sur de tels sites j’y vais pour filer un coup de main, nourrissant ainsi ma part empathique sans avoir à m’infliger de contact social Toutefois après avoir parcouru ce forum, dans la même optique, j’ai pu y voir des personnes qui semblent suicidaires de longue date, comme je le suis, et qui ont donc de bonnes chances de s’être libérés de réactions stéréotypées que j’ai déjà entendues maintes fois, et qui ont pu par là même chercher une construction de la pensée sur des bases autres. Je ne me souviens pas d’avoir eu des occasions d’échange dans de telles conditions, donc je viens voir ce que ça peut donner, je me lance donc pour faire les choses « proprement ».

Je ne suis donc pas là pour trouver un conseil, je pense objectivement, ma situation comme insoluble et doute que quelqu’un trouve une solution que je n’aurais pas envisagé, pas plus que mon suivi psy ou ceux à qui j’aurais pu parler de moi. Je viens simplement voir ce que donne un échange ici dans un contexte que je n’ai encore jamais expérimenté.


Situation physique et « état civil » : Homme, 34 ans, marseillais, pesant probablement plus de 180 kg, célibataire et asocial (les deux vont plutôt bien ensemble), je ne travaille pas ni ne souhaite travailler, même si je devais perdre un jour l’AAH dont je bénéficie actuellement (à revenu nettement amoindri suite à une affaire de dette). Vivant grosso modo alité j’ai aussi une faiblesse physique assez avancée. Je ne m’occupe pas de ma santé, de mon hygiène ou de mon apparence, ayant d’ailleurs plusieurs marques, en particulier sur l’avant-bras, que l’on pourrait prendre pour des scarifications ou des brulures de cigarettes (lorsque j’ai des boutons je els gratte jusqu’à avoir une plaie dont j’arrache la croute lorsqu’elle repousse, pouvant ainsi garder une plaie « active » durant longtemps, parfois plusieurs années).


Problématique version simplifiée (le développement va suivre) :

Absence d’appétence, car je n’en retire rien, de tout ce qui donne un sens à la vie de manière classique : relations sociales, vie professionnelle, statut social, valorisations sous d’autres formes … Cela à pour conséquence que je n’ai absolument aucune raison de désirer être en vie et me réveiller demain. Je ne retire rien de qui peut nourrir autrui. Je vis enfermé, chaque contact avec le monde extérieur, fusse un simple coup de fil ou un courrier, nuisant à ma capacité à interagir avec ledit monde extérieur lorsque le besoin s’en fait sentir (par exemple pour des démarches administratives). C’est un exemple des pénibilités qui peuvent être source de souffrance me donner un désir de délivrance/de mort. Aucune solution, même si j’y consacrais des années d’efforts, ne me semble possible car je ne vois aucune vie qui ne serait pas pire pour moi que celle que je vis et qui ne me satisfait pas.


Problématique version longue (très longue) :

Je suis diagnostiqué comme atteint d’un trouble de la personnalité schizoïde (dit schizoïdie). Un trouble de la personnalité n’est, dans les faits, qu’une personnalité à la fois problématique, rigide et atypique. Atypique car anormale, problématique car source de souffrance pour soi ou pour les autres, rigide car il est très difficile de modifier une telle personnalité, souvent les thérapeutiques consistent d’ailleurs plus à apprendre à gérer sa personnalité plutôt qu’à la transformer. La seule différence, donc, entre un trouble de la personnalité et une autre personnalité rigide, problématique et atypique est que quelqu’un a mis un nom dessus, ce n’est pas une maladie mentale, il n’y a pas de cause organique connue et ainsi de suite.

La schizoïdie en particulier réponds à plusieurs symptômes, les plus emblématiques étant l’absence de vie sociale et de désir d’en avoir une, une vie intérieur riche (vie intellectuelle, imaginaire, introspection …) et deux traits qui ne me correspondent pas : l’inaptitude sociale et une pauvreté de l’affect, incluant une absence d’empathie. Tel que je le conçois un schizoïde est un hypersensible qui a mal vécu son état et s’est coupé de son affect. Ce que j’appelle ici hypersensibilité a trait à la fois à une émotivité considérée comme plus vive que la moyenne mais aussi une perception de l’autre plus précise, pouvant tenir de ce que l’on appelle communément l’empathie mais qui en terme psychologique tiens à la fois de l’empathie et la sympathie, pouvant aller jusqu’à la contagion émotionnelle selon les cas. Plus d’infos, si le sujet vous intéresse, pour la schizoïdie sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_d ... zo%C3%AFde (je trouve particulièrement parlant ce tableau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_d ... d.27Akhtar ) et pour l’hypersensibilité sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypersens ... sychologie) (pour saisir correctement cette notion il me semble des plus utile de se pencher sur celui de neurones miroirs : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neurone_miroir ).


Je vis effectivement en quasi ermite : j’ai une visite de mon suivi psy à domicile une fois toutes les trois semaines (sauf annulation ce qui est fréquent ces derniers mois), je vais dans ma famille grosso modo une fois tous les deux mois (sauf anniversaire et autres occasions) et je ne sors en dehors de ça qu’une fois toutes les 2/3 semaines pour descendre mes poubelles et ramasser mon courrier. Je n’ai ni ne souhaite d’ami ou de relation amoureuse. Pour être plus précis je le souhaiterais, mais je ne m’attends pas à ce qu’un être humain autre que moi puisse remplir les conditions qui m’en ferait quelque chose de satisfaisant.

En fait au contraire du schizoïde typique j’ai de grandes facilités sociales. Si je souhaite me faire apprécier j’ai de bonnes chances d’y parvenir, on m’a parfois considéré comme un ami ou un futur compagnon, bien que ça n’ait pas été réciproque. Mon souci relationnel serait plutôt que ces relations ne m’apportent rien, ne me nourrissent pas, et sont même un coût sérieux pour moi, entamant sérieusement ma capacité à interagir avec le monde extérieur (tout ce qui existe en dehors des 4 murs de mon appart) et nuisant de manière globale à mon équilibre psychique.

Si cette patience est entamée trop sérieusement, que ce soit par des contacts sociaux, des démarches administratives et autres problématiques, ce que j’ai déjà vécu à deux reprises, je peux aller jusqu’à ne plus faire les démarches qui maintiennent mon revenu, donc ne plus pouvoir payer mon loyer et ma nourriture (la dernière fois j’ai tenu plusieurs semaines u, plus probablement, plusieurs mois en ne mangeant plus que des graines de tournesol, dont je suis aujourd’hui, vous vous en doutez, écœuré), ne sortant plus même pour mes poubelles, ne répondant plus au téléphone ou lorsque l’on sonne à ma porte et ainsi de suite.


Lorsque j’indique mon incapacité à tirer avantage de relations sociales je ne parle pas dans l’absolu, mais uniquement en me basant sur un être humain dont je puisse raisonnablement estimer qu’il existe. Il me semble voir 4 freins principaux pour que je puisse vivre une relation de manière satisfaisant : nature extrême, empathie, atypismes (le pluriel est volontaire) et fainéantise + lassitude, en plus de la préservation à l’enfermement total dont je parlais ci-dessus (qui ne devrait pas avoir lieu dans un cas où la relation serait satisfaisante mais le serait en cas d’échec, et donc nuit grandement à l’intérêt de tenter le coup avec une proportion des plus réduites d’un aboutissement heureux).

-Nature extrême : Dans ce que je suis ou dans ce dans quoi je m’implique je ne connais ni ne m’intéresse à la demi-mesure. Lorsque je me dis porc et fainéant ça signifie que je peux passer des mois sans me laver (à part des plus sommairement) et sans faire d’effort plus grand qu’aller de mon lit aux toilettes, sans faire de ménage et en mangeant dans la même vaisselle, qui n’est jamais lavée autrement que par l’eau de cuisson des pâtes ou par un occasionnel coup de sopalin. Lorsque je me dis cérébral ça signifie que j’ai passé des années à construire ma pensée dans une remise en cause perpétuelle refusant tout dogmatisme, qu’il vienne de moi ou de l’extérieur, cherchant donc la destruction de ce que je considérais vrai afin de procéder à une reconstruction plus fiable. Il en va de même, il me semble, pour chaque trait de ma personnalité. Il y a probablement des éléments auxquels je ne pense pas mais même en els prenant en compte je pense pouvoir affirmer sans risque que le jusqu’au-boutisme serait la règle et la demi-mesure l’exception.

Je vis de la même manière ce dans quoi je m’implique : Lorsque je me suis impliqué dans la spiritualité je l’ai explorée des années durant, souvent jusqu’à considérer la vie matérielle comme un détail secondaire, expérimentant et analysant en excès. Lorsque je fais une présentation sur un forum où cette démarche s’y prête je ne me contente pas de dire « salut, moi c’est Agaldian, chuis sympa et j’viens faire la teuf » mais je balance une analyse psychologique relativement précise de ma personne. En parlant psychologie j’ai suivi des années durant une thérapie dont j’étais persuadé qu’elle n’aboutirait pas, mais ayant décidé de m’y impliquer je l'ai fait à fond, produisant par exemple au fil du temps dans les 100 ou 200 pages d’écrits sur moi je pense, en sus des rencontres physiques (techniquement le suivi continue, mais plus pour des raisons sociales que psychologiques).

De la même manière si demain je devais m’impliquer dans une relation humaine ce serait pour en viser le paroxysme. Une recherche d’ordre fusionnelle, qui devrait certes se construire au fil du temps mais dont cet objectif devrait être toujours présent. Pouvoir connaitre la pensée de l’autre aussi bien que la nôtre et tout en accepter. J’ai commencé par parler de ça car je pense que ça éclaire le troisième point dont je vais parler en rapport aux relations humaines : un besoin de ressemblances et donc une liste d’exigences irréaliste, car forcement pour tenter une relation de ce type ce n’est pas possible, i désirable, sans une sélection rigoureuse de l’individu.


-Empathie : Comme précédemment j’utilise ici le terme d’empathie dans son sens profane, qui inclue donc en terme psychologique les notions d’empathie (perception) et de sympathie (lorsqu’on projette en nous ce que nous estimons que l’autre ressent, avoir mal quand il a mal). J’ai une relation plutôt ambiguë envers mon empathie. Ça m’a été très nocif dans mon passé, il est en partie responsable du fait que j’en sois arrivé où j’en suis et c’est l’élément de ma psyché que je considère le plus dangereux pour moi. Si un jour je m’enfermais et ne gérais plus mon administratif je perdrais mon appart, mes revenus et compagnie, mais ça signifierait que j’ai eu besoin à ce moment-là de me protéger d’autre chose. Si mon empathie me nuit ce sera pour préserver une tierce personne. Je lui tiens donc toujours la bride serrée pour m’assurer de ne jamais perdre le contrôle.

Ayant pour habitude, j’y reviendrais plus tard, d’enfermer certaines parties de ma personnalité il m’est souvent arrivé de le faire avec mon empathie, d’ailleurs je le fais en permanence dans une certaine mesure, une empathie excessive n’étant pas des plus agréable à vivre. Malgré cela il est rare que je m’en coupe totalement, comme je le disais c’est une part importante de ma construction mentale et me couper d’elle signifie donc me couper d’une grande partie de qui je suis. C’est aussi pour ça que j’accepte parfois de la laisser s’exprimer, comme lors de passages sur des forums d’entraide, car ça me permet de vivre une partie de mon « moi naturel »

A ce jour et en dehors de mes relations familiales que je ne vais pas évoquer ici la relation d’aide est d’ailleurs la seule chose qui puisse me pousser au rapport humain, je reçois mon suivi psy car ils m’aident et je ne prends contact avec quelqu’un que si je pense avoir une chance de l’aider.


-Atypismes : Il est fréquent que l’on se reconnaisse en moi mais moi je ne considère jamais l’autre comme mon semblable (lorsque je dis fréquent je parle de proportion, au vu de mes contacts rares, pas en valeur absolue). C’est probablement en grande partie du au fait que je suis un assemblage de nombreux caractères dont tous sont atypiques. Une personne n’y étant donc pas habitué et se voyant connecté à un ou deux de mes particularités pourra se reconnaitre en moi, alors que moi je verrais surtout les nombreux points qui nous distinguent.

Pour citer quelques exemples outre les centres d’intérêt que j’ai en partie cité (on pourrait parler par exemple d’une alliance d’un travail spirituel et psychologique sur soi, les deux étant souvent antinomiques, de questionnements dits existentiels, comme en philosophie, psychologie, les sciences physiques, l’univers geek, les débats et quelques autres encore) j’ai aussi des particularités comme un respect de la vérité (souvent affirmé, rarement appliqué) et du savoir en gêner, un désintérêt pour l’aspect (au point d’être capable à quoi ressemblait ma copine de l’époque si je ne la voyais pas de quelques jours ou quelques semaines, je ne sais plus), une intolérance à la souffrance humaine (incluant celle de ceux que l’on pourrait qualifier de monstres, ça ne signifie pas que je ne sois pas pour le sécuritaire par exemple, donc leur enfermement, mais à but de protection de l’extérieur, pas de punition, choisir le moindre mal entre deux), les traits que j’ai déjà évoqués, et de nombreux autres.

Je pense qu’avec ce listing les choses sont plus claires. Par exemple un hypersensible intéressé par la science ou l’intellect en général pourrait se reconnaitre en moi, mais si cette personne sort des phrases comme « les meurtriers ou tels individus il faut les faire souffrir » ou sa version light « ouais, mais la souffrance c’est nécessaire, ça nous permets d’apprendre et de progresser » (alors que le bonheur nous détruit, et annihile notre capacité à découvrir ?), ne s’intéresse pas à l’humain (psychologie, sociologie), n’a aucun vécu ni intérêt spirituel et n’est capable que d’une relation que je considèrerais de surface, de demi-mesure », le fossé que je verrais se creuser entre nous me paraitra bien plus long que le pont qui aurait pu nous relier alors que cette même personne, qui n’aura peut-être jamais croisé de personne partageant ces deux traits de caractères, pourrait y voir ne affiliation forte, d’autant plus si ces deux traits de caractères suffisent à définir une grande part de son identité à ses propres yeux.


- fainéantise + lassitude : Si, demain, je vivais encore la situation de quelqu’un qui affirmait se reconnaitre en moi, serais je capable de passer outre ma lassitude, de me dire « bon, ok, les 257,8 fois précédentes les personnes n’étaient pas ce qu’elles affirmaient ni, probablement, pensaient en tout sincérité être, même si ce n’est pas le cas tu vas surement voir que le reste ne suit pas la route, mais osef, on tente le coup » ? S’il s’avérait que cette première étape était franchie serais-je prêt à me laver à sortir et tant d’autres efforts pour que l’on se côtoie ? Peut-être, je n’en ai pas la certitude.

En elle-même d’ailleurs la solitude ne me pose pas vraiment problème. Je vois ça comme un travail qui me passionnerait : mon problème étant la vacuité il suffirait que j’aie une chose intéressante à vivre pour que je puisse, de manière assez logique, être intéressé par la vie (la réutilisation des mots est volontaire). Ce pourrait être une relation humaine, un emploi, un besoin de s’affirmer au monde ou encore plusieurs autres choses. Malheureusement tout cela me parait soit inaccessible soit vide de sens (bon, ok, j’exagère, parfois les deux ;) ).


Pour en venir aux deux points dans lesquels je ne me reconnais pas dans le diagnostic de schizoïde les faits sont un peu moins affirmatifs que cela. Je n’ai pas d’inaptitude sociale dans le sens où je suis à l’aise en situation sociale, on me trouve agréable et je n’ai aucun mal à créer des liens. En revanche j’ai une inaptitude dans le sens ou je ne suis pas apte à retirer du positif de ces relations. De la même manière ayant trait à la pauvreté affective et l’absence d’empathie je devrais plutôt répondre « non, pas dans le sens communément admis, mais … ».

Comme je le disais plus haut (bien plus haut) un schizoïde est, tel que je le comprends et en généralisant, un hypersensible qui a mal vécu cette hypersensibilité et s’est fermé à son affect. Pour ma part je peux me couper de tout ou partie de mon affect consciemment. Par exemple si j’éprouve un sentiment pour une personne il me suffit de le décider et cet affect sera isolé à un endroit où il ne m’atteindra plus, donc où je ne le vivrais plus et où, faute d’être vécu et donc entretenu, il finira par s’étioler et s’éteindre. De la même manière je peux me couper totalement de mon affect, ce que je fais en situation sociale (par contre pour une coupure totale si j’ai un jour ou deux pour m’y préparer je préfère, ça rend le retour à la normale moins pénible). Dans une telle situation je ne suis plus conscient de mon affect. Cela n’empêche pas mon efficacité sociale, ayant appris à simuler, d’ailleurs habituellement je simule le comportement que j’aurais si je n’étais pas fermé … autrement dit je fais semblant d’être moi pendant que j’enferme une partie de mon individualité loin de ma vue.

Autrement dit ai-je une pauvreté affective ? Pas lorsque je suis chez moi, seul au monde, mais en situation sociale oui, clairement, mais c’est volontaire et nul ne s’en apercevra, sauf si ça dure trop longtemps auquel cas je finis par me lasser et avoir de moins en moins envie de simuler, tout en restant fermé.


Histoire :

Comment j’en suis arrivé là ? Je vais résumer très brièvement, j’entame ma 5ème page word, ça fait peut-être un peu beaucoup :)

Enfant avec des facilités scolaires, je me base principalement sur le collège, notamment dans les domaines du français et des maths/sciences physiques (mais bon, pour la langue ça provient probablement du fait que j’étais déjà un lecteur), j’avais en revanche des problèmes de mémoire (je n’ai jamais de ma vie pu apprendre les tables de multiplication) et surtout je n’avais aucune compréhension de l’autre.

Plus tard au lycée quelqu’un s’est confié à moi sur ce qu’elle vivait, et alors j’ai pris conscience que l’autre avait lui aussi une vie intérieure (oui oui, j’ai mis le temps. Je me suis alors mis à observer. A analyser. A comprendre. J’ai vu la douleur et je l’ai mal vécu, principalement lorsque je ne pouvais aider les personnes concernées, par exemple lorsqu’ils ne venaient pas à moi, ce qui était largement plus fréquent que l’inverse. Malgré tout il arrivait que certains viennent à moi pour se confier, je faisais alors ce que je pouvais pour les aider, ayant même un temps été tout à fait satisfait de tenir un rôle de passant dans l vie des gens, présent le temps de les aider dans une relation profonde et intense puis disparaissant, n’ayant plus à apporter ce dans quoi j’étais le plus utile.

Dans le même temps, vers la fin du lycée (arrêté en fin de 1ère, bien que je me sois formé plus tard dans l’informatique) j’ai commencé mon travail sur moi, qu’on va appeler psychologique, de compréhension et déconstruction de ce qui ne me convenait pas, le tout lié à des expérimentations d’ordre spirituelles, plus précisément dans ce que j’appelle le travail sur l’énergie et la conscience, le tout en tant qu’autodidacte. Pourquoi en autodidacte ? Je pensais alors, et suis toujours d’accord avec ça, que lorsqu’on est en capacité de le faire correctement partir sur une base vierge et tout découvrir par soi-même, sans être pollué par les dogmes et limitations d’autrui, présente des avantages, bien qu’il y ait aussi des défauts, et c’était la voie qui me convenait. Si vous voulez vous rendre mieux compte de mes pratiques vers mes 17 ans j’ai écrit http://ducorpsalesprit.xooit.org/t56-un ... ies.htm?q= , une initiation au travail sur l’énergie et la conscience. En accord avec mes principes j’ai voulu en faire un manuel technique, le plus dénué possible de toutes mes croyances et dogmes personnels, et n’y mettre que ce que je considérais être le minimum pour qu’un pratiquant puisse être assuré d’y trouver de quoi devenir autonome dans son expérimentation.

Durant cette période, que j’ai franchement kiffée, j’ai donc analysé et j’ai construit ma compréhension de la vie, de l’univers et de tout le reste (42 bien sur, cf. h2g2 le guide du voyageur intergalactique). J’ai alors commis 3 … à défaut de meilleur mot on va dire erreurs, bien qu’avec la personnalité qui était la mienne je n’aurais pu me diriger vers autre chose :

- Un extrémiste qui s’implique à fond dans quelque chose à de grandes chances d’atteindre ce qu’il souhaite assez vite. A un âge que j’estimerais aux alentours de 22/23 ans j’avais répondu à l’ensemble de mes questionnements existentiels, j’avais atteint tout ce que je souhaitais atteindre dans ma pratique, bref j’avais fini mes recherches et me retrouvait désœuvré. J’en serais presque à dire que c’est à cet âge-là que j’ai fini ma vie, j’étais un vieillard qui a vécu tout ce qu’il avait à vivre et n’avait plus qu’à attendre la mort.

- J’ai été efficace dans mon travail sur moi-même. Je me suis débarrassé de diverses choses, comme le besoin de valorisation, donc l’amour-propre, j’ai appris l’autosuffisance affective et le contrôle des émotions, je m’étais défait de toutes les failles que j’avais pu trouver et me suis donc construit une personnalité cohérente, qu’on pourrait aussi qualifier de psychorigide (depuis j’ai affiné, j’ai approfondi, j’ai appris de nouveaux langages pour exprimer mais je n’ai plus connu de révolution), et divers autres éléments. Si on retrouve le tableau clinique de la personnalité schizoïde ce n’est pas un hasard, je ne l’étais pas encore mais j’avais mis en place toute les bases pour en prendre le chemin.

- Ce que je n’avais pas compris à l’époque c’est qu’en déconstruisant des choses comme le besoin de l’autre ou de valorisation je m’étais défait de tout ce qui était un moteur dans la vie des personnes « classiques ». Je pensais qu’en me défaisant de ce que je considérais comme des déviations mentales je trouverais quelque chose de plus sain, de plus spirituel. En fait en déconstruisant ma personnalité je n’ai trouvé qu’une personnalité déconstruite. Quel sens donner à la vie sans besoin de se construire une situation sociale pour se valoriser, sans que le regard d’un être aimé puisse apporter un mieux-être qui peut servir de raison de vivre sans avoir besoin que la relation atteigne un paroxysme irréaliste ? Comment changer quand tout est construit sur la logique et la compréhension et que l’on ne peut oublier ce que l’on a acquis ?


De là est venue progressivement ma coupure aux autres, au monde et mon rapport au suicide. Je passe vite fait ce qui n’a pas trait directement à ma construction psychique : sdf 6 mois à 19 ans, un âge ou je n’étais clairement pas construit et où je ne savais même pas faire cuire un plat de pâtes, relation amoureuse qui a duré quelques années, situation sociale difficile tout au long de ma vie, difficultés familiales dans l’enfance qui e sont progressivement résorbées au fil du temps, tentatives de suicide, dont le meilleur moment de ma vie, lorsque j’ai réussi à m’ouvrir une veine, suivie de peu par le pire moment de ma vie, lorsque le sang a cessé de couler (potentiellement à cause des élastiques à cheveux que j’avais utilisé pour gonfler ma veine et que j’aurais pu ne pas avoir enlevé, bien que je n’ai pas réussi à avoir de réponse définitive sur les causes de cet échec). Il y a des choses qui m’ont fait souffrir dans ma vie (ouais, je sais, j’innove à mort :) ) mais je pense que c’est le seul évènement traumatique que j’ai subi, le reste tenant plus de l’accumulation que d’un évènement unique. J’y ai d’ailleurs vécu le seul blackout de ma vie, j’ai complètement déconnecté durant un certain temps après avoir constaté mon échec, ayant été persuadé lorsque le sang a commencé à couleur que ça allait être bon.

Cette TS est arrivée durant une de mes phases d’enfermement totale, ou je ne gérais plus le moindre contact humain y compris pour entretenir ma situation sociale, je n’avais donc plus de revenus depuis des mois, ce qui signifias entre autres choses que j’attendais l’expulsion d’un moment à l’autre (ne sachant pas à l’époque que ça prenait longtemps d’expulser quelqu’un), je ne parvenais plus à faire de TS car je n’étais plus en état de risquer l’échec, bref j’étais totalement désespéré et perdu. Appel aux urgences, hospitalisation volontaire en HP, suivi thérapeutique qui me suit encore aujourd’hui et qui m’aide beaucoup sur le plan social bien que sur le plan psychologique il est devenu clair depuis un moment qu’ils ne pouvaient rien pour moi, ce à quoi je m’attendais clairement (malgré leur compétence et leur implication, je pense que c’est surtout el cas qui est compliqué).

Et me voilà, tada !



Bon, 6 pages en config par défaut sans marges, c’est à peu près ce à quoi je m’attendais pour un résumé que j’ai tenté le plus bref possible sans perdre trop de précision (ne vous plaignez pas, je pense avoir largement dépassé la centaine de page d’écrits auprès de mon suivi psy, sans parler des échanges physiques, et j’aurais encore de quoi en fournir nettement plus, ancien obsessionnel de l’introspection, vous vous souvenez ? :) ).

Je doute que beaucoup (voire quelqu’un) lise l’intégralité, au besoin je suis dispo pour répondre aux questions, mais franchement si vous trouvez que je n’ai pas été suffisamment précis vous devriez vous poser des questions sur votre propre coté excessif ;)

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Ma présentation : vacuite-insoluble-t4660.html


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 05:07 
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Inscription: Jeu 4 Fév 2016 18:38
Messages: 131
Pour commencer, bienvenue et ensuite, j'ai tout lu, car je lis tout les post du forum, même si j'écris rarement !

J'avais écrit une trentaine de ligne pour te répondre, mais il m'arrive souvent au final d'effacer un pavé que j'ai pris du temps à écrire pour au final ne pas laisser de trace de mon passage. Tout ça car je n'aime pas ce que j'ai écrit et que je préfère ne rien écrire que de mal écrire.
xD J'ai encore écrit un pavé que j'ai effacé.


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 05:33 
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Inscription: Sam 20 Aoû 2016 17:47
Messages: 68
Localisation: Marseille
Bonjour, et merci :)

Avant tout bravo pour ta motivation quant à ta lecture, je ne m'attendais pas à ce que quelqu'un le fasse.

A titre personnel je suis assez ouvert aux retours, que ce soit des avis, des critiques ou de simples réactions, pas besoin de te gêner donc,mais bon, c'est toi qui vois bien sur.

Tu m'accorderais un résumé de ce que tu avais écrit ? (je ne vais quand même pas te demander de réécrire un pavé que tu viens d'effacer, mon sadisme à ses limites ;) )

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Ma présentation : vacuite-insoluble-t4660.html


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 12:43 
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Inscription: Ven 3 Juin 2016 21:38
Messages: 414
Bienvenue a toi Agaldian !

Je fais partie aussi des lecteurs téméraires ! :P
Présentation intéressante et fournie quoique pas si précise que ça, vu que , de mon point de vue, les différents points que tu soulignes se rejoignent et reviennent dans ta présentation plusieurs fois. Mais ce n'est pas un mal , ni une critique, au moins ca prouve que tu es en accord avec toi même ce qui est déjà pas mal ! xD

Après je suis toujours très étonnée de la maitrise des mots ( après toute relative, je dis pas Victor Hugo est parmi nous ) et cette envie de les partager (et dans ton cas d'insister sur le fait qu'on le lira pas) des personnes qui se disent fermées, recluses et/ou se présentant comme pas intéressés/peu enthousiasmés par les relations aux autres , alors même qu'ils maitrise plutôt bien cet outil de communication qu'est le langage ( donc pour aller vers l'autre ).
Après donc ta présentation tu différencies cette absence d'envie / Besoin de sociabilité avec la capacité d'être sociable certes, mais quand même. xD

Après il vrai que tu soulignes le fait que l'autre t'intéressait vraiment s'il est vraiment comme toi, voire en remplaçant le "comme" pas "est" !

ET sinon l'administration , c'est pareil pour tout le monde, en plus nous sommes en France on est pas aidé ! xD

Bref, j'ai pas grand chose à raconter ou du moins pas forcément des choses pertinentes ! :P

Bref , Bienvenu !

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il ne faut pas voir des épines au Cactus, mais un Cactus aux épines ...


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 13:12 
J'ai rarement vu quelqu'un parler de lui d'une manière aussi directe, franche et aussi précise.

Et multidimensionnel dans sa façon de penser... J'aime les personnes multidimensionnelles. Elles ne restent jamais figées dans leurs conceptions des choses.
Et elles peuvent débattre sur des sujets incroyables sans jamais s'y perdre...ou rarement.

Elles ne savent pas toujours ou elles vont mais savent profiter du chemin qu'elles empruntent car pour citer Morphéüs: Le chemin qui m'a amené a mon but est tout aussi important que le but lui même (ou un truc dans ce genre là...)

Effectivement je me suis beaucoup reconnu dans tes ecris... Mais mon experience perso m'a appris a ne pas m'arreter a la surface des choses. Je dirais donc simplement que nous avons des points commun toi et moi.
Cela dit... La quasi totalité des gens sur ce forum se reconnaissent beaucoup les uns les autres... J'ai eu une experience tres enrichissante dernierement. J'ai rencontré IRL trois personnes du forum dont Banane31 avec qui tu as parlé... C'etait assez etrange... Je reconnaissais chez eux des reactions tres similaires aux miennes et des pans entier de ma personnalité chez chacun d'eux.
C'etait comme voir des versions differentes de moi même mais toutefois semblables... Comme si Tyler de la dimension A avait rencontré des Tyler des dimensions B, C et D.

J'ai aimé ça. Beaucoup... Pas de masque a porter. Nous savions tous exactement QUI nous etions et ce que nous ressentions. L'espace de deux apres midi j'ai laché prise sur le contrôle constant que j'exerce sur ma personne.


Pourquoi je te parle de ça? Je sais pas... Ça m'est venu comme ça. Je pense que peut etre c'est ça que tu es venu chercher sur ce forum.

Un moyen de lacher prise sur le contrôle de toi même...en public.

Tu y arrive tranquille quand tu es seul chez toi... Ce qui expliquerait peut etre ton goût a la solitude...la securité.
Mais tu voudrais entrevoir... Ou voir ce que ça donnerait "en vrai"?

Tu me dira si j'ai raison sur ce point... Quoi qu'il en soit: Bienvenu sur ce forum.


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 14:24 
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Inscription: Sam 20 Aoû 2016 17:47
Messages: 68
Localisation: Marseille
@cactus (je ferais un post distinct pour tyler ensuite) :

Merci :)

-les points qui reviennent :

Il y a une citation de doctor who, série que j'aime beaucoup, que j'aime détourner pour parler de la psyché humaine en lieu et place de la causalité : "Les gens pensent que le temps est une simple progression de cause à effet mais en vérité, d’un point de vue non-linéaire, non subjectif, c’est plutôt une sorte d’énorme boule où le temps s’enchevêtre comme un méli-mélo très complexe."

Ainsi je vois aussi un élément d'une personnalité comme relié à de nombreux autres, pour pouvoir en faire le tour il me semble donc cohérent de l' "attaquer" sous divers angles selon la source par laquelle on en arrive jusqu’à lui.

Enfin bon, je digresse en parlant de généralité, mais en parlant du post plus haut une grande partie de ces "retours en arrière" s'explique par le fait que j'ai choisi une structure où, sans le notifier des puces ou une numérotation, je suis en fait revenu sur les points évoqués dans le trouble de la personnalité schizoïde pour choisir de quels éléments j'allais parler.

L'une des difficultés que j'ai parfois c'est lorsque je suis confronté à un champ des possibles trop vaste. Par exemple si demain je devais écrire un poème je resterais sur la structure limitante que j'ai pour habitude d'utiliser (bien que dans les faits je n'écrive à peu près jamais de poème, n'en retirant pas grande chose) : choix initial d'une acrostiche (la première lettre de chaque mot qui forme une phrase), quatrains et rimes croisées. Sans une telle structure je ne me retrouve pas face à une sélection raisonnable de possibilité, mais face à un déluge de possibilités dont beaucoup trop s’avèrent tout à fait convenables.

Je suis de très loin le sujet que je connais le mieux et qui m'a le plus passionné au cours de ma vie. Je pourrais sans difficulté parler de moi pendant des heures et partir dans un discours tout autant envahissant qu'inutile (comment ça je n'ai pas besoin de continuer cet exemple ? Mais voyons, je ne vous permets pas ! ;) ). Pour rester dans le cadre convenable d'un forum il m'a donc fallut restreindre mon champ des possibles, afin de sélectionner les aspects que j'évoquerais. Mon diagnostic, qui collait bien avec mon rapport à la thématique du forum, m'a donc paru un bon cadre et, en fait, je ne suis que peu sorti du développement des 4 axes évoquées dans ce qui était, dans les faits, le préambule de la partie sur la version longue.


-communication :

La maitrise des mots ne me pose effectivement aucun problème, ou du moins ne m'en pose plus depuis longtemps (j'ai eu du mal dans l'enfance à sortir d'un langage trop riche, et qui donc perdait son intérêt premier, à savoir être compréhensible par l'autre). D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours été lecteur et, par la suite, j'ai analysé les rapports humains.

Il s'est avéré toutefois que ça m'a aussi posé quelques problèmes. La plupart des gens que j'ai côtoyé dans ma vie n'étaient pas conscients des règles de la communication, là où j'en avais des notions. Dans un tel contexte il m'a longtemps semblé impossible de sortir d'une forme de manipulation, en tout cas jusqu'à ce que j'apprenne à "fermer les yeux" : lorsque tu peux estimer avec une fiabilité plutôt correcte l'impact qu'aura sur l'autre les paroles et le comportement que tu adopteras la sélection de ces paroles et de comportement devient alors difficile de s'extraire de cette information.

La solution que j'avais trouvé à l'époque avait été de me fournir comme objectif de manipulation la non-influence de l'autre, mais bon, tant qu'on reste dans la sélection d'une communication en ayant un objectif ça n'en reste pas moins de la manipulation.

Aujourd'hui c'est plus facile, me fermant à mon empathie je n'ai plus qu'une conscience imprécise de l'autre, et j'ignore donc les informations qui pourraient m'influencer autre que le contexte général, mais sans cette possibilité, et en restant dans le cadre d'une personne ne partageant pas le même acquis, je ne verrais toujours pas d'autres options possibles. La conscience des possibilités , d'une manière consciente ou pas, ne peut à mon sens que modifier ce vers quoi tu iras.

En dehors de ça tout comme j'ai pu être un matheux qui n'a jamais connu ses tables de multiplication (mémoire en bois) mon aisance au niveau de l'écrit ne m'empêche pas d'avoir des failles très claires, c'est par exemple mon navigateur ou mon éditeur de texte qui gère une grande partie de mes accentuations et qui corrige mes accords ratés.


-Entrée en communication sans recherche de lien social :

Je suis bien lus souvent présent et actifs sur des forums que l'inverse, que ce soient des forums traitant de spiritualité, de jeux vidéos ou de psychologie/entraide.

Pour les deux premiers ça s'explique très facilement (outre que je ne considère pas le plaisir, comme celui que l'on peut trouver dans un jeu vidéo, comme un élément mineur dans une vie) j'accorde une grande importance au partage du savoir. Je me sens proche de la philosophie luciférienne (pour rappel/information lucifer n'est en rien une figure religieuse mais une création strictement littéraire, son seul usage en religion est en tant que qualificatif, porteur de lumière, utilisé pour définir jésus ou un individu qui semble être le roi de babylone. source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucif%C3%A9risme , de cette même source est extraite ce qui suit), dont l'un des préceptes est "La célébration de la connaissance et du savoir qui permettent une meilleure compréhension du monde".

Ainsi je fais une distinction nette entre un un contact humain ayant pour but un affect ou un plaisir partagé et un contact humain visant un objectif, comme celui évoqué plus haut ou la relation d'entraide.

Pour éclaircir un peu al chose je peux parler de mon suivi psy : je les vois régulièrement mais je vis mieux ces rencontres que s'ils étaient des personnes que je côtoyais de manière personnelle, car je ne suis pas en contact avec monsieur et madame untels mais avec leurs fonctions : psychologue, psychiatre ou assistant social. L'individu s'efface devant la nature de la relation. De la même manière sur un forum de jeux je ne vais pas m'amuser à expliquer à quelqu'un ce qu'est un trouble de la personnalité ou a philosophie luciférienne, car il a alors en face de lui la fonction joueur partageant ses connaissances, et non pas la fonction "individu se présentant".


- l'autre : moi : Tu as tout à fait saisi ce dont je parlais, l'autre idéal serait pour clairement ma copie conforme, quoique je ne serais pas contre quelques améliorations. Créés-moi mon clone femme avec conservation de l'esprit et dans les deux minutes j’obtiens une vie de couple satisfaisante :)

Je me suis longtemps cru partiellement mégalomane, en fait sur un plan technique ce n'est pas le cas. Je suis l'être humain que je préfère. Toutefois ce n'est pas parce que je me trouve mieux que le reste du monde, de manière évidente si on remplis le monde de versions de moi il en lieu et place des autres humains ce serait un désastre, je suis simplement de manière assez logique celui auprès de qui je présente le moins d'inadéquation, le seul qui partage tout ce qui importe pour moi, et donc forcement le premier sur le podium car le seul participant à la course. Mais j'admets sans peine que l'image en est vachement proche de la mégalomanie ou de l'égocentrisme (mais bon, égocentriste je le suis de manière évidente).


-L'administratif : Hum, pour réagir à "c'est pareil pour tout le monde" j'y ajouterais quand même une notion de degrés. Je me dirige actuellement vers une nouvelle phase d'enfermement total, je ne sais pas encore si je vais y entrer ou pas, ni quelle maitrise je garderais de la situation, mais il se peut que je perde à nouveau mes revenus et mon appartement si ça se passe au plus mal. La cause principale en est qu'il m'a fallu gérer beaucoup d'administratif pendant un an ou deux (en fait 3 ans, mais avec une coupure de quelques mois entre la première année et les autres, coupure pendant laquelle j'avais lâché l'affaire), et quand je dis beaucoup c'est quelque chose comme devoir gérer un courrier ou une situation une ou deux fois par mois en moyenne. J'ai tendance à penser que pour la plupart des gens l'effet en aurait été bien moins néfaste.

Un peu comme le fait qu'il nous arrive à tous d'avoir un coup de mou, cela n'empêche pas une gradation entre celui qui fait une sieste parce qu'il a fait du sport et celui qui est en dépression sévère et ne parviens plus à gérer que le minimum vital.

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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 17:01 
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Inscription: Ven 19 Déc 2014 02:29
Messages: 288
Waouw.. Je sais pas trop si je peux te dire ça.. J'ai adoré ton texte fin surtout la partie histoire ! Même si je ne peux qu'imaginer te comprendre !

J'aime aussi beaucoup la psychologie même si je suis pas du tout expérimenter xD

Bref.. J'ai pas de questions à te posées pour le coup ! En espérant que nos interactions sociales t'apporterons quelques choses. Bienvenue en tout cas ! ^^


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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 17:25 
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Inscription: Sam 20 Aoû 2016 17:47
Messages: 68
Localisation: Marseille
@Tyler :

Merci :)

J'avais lu pour votre rencontre effectivement, je suis content que ça se soit bien passé.

De mon coté en fait je me livre assez facilement. Je n'ai pas, ou peu selon l'estimation de chacun, de pudeur, d'amour propre et d'affect quand au retour de l'autre, ce qui offre quand même ne certaine liberté quant à ce qu'on peut se permettre de mettre comme données dans un échange. Je l'ai déjà fait en face à face à plusieurs reprises, y compris avec des personnes qui partageait une partie de mes particularité (Il se produit par exemple fréquemment le même phénomène de "reconnaissance", d'après ce que j'ai pu voir en étant été sdf, entre personnes ayant été en galère) comme ce que tu évoques avec d'autres personnes ayant un vécu suicidaire, je sais ce que je peux en retirer et ce n'est pas ce que je recherche ici. Si un jour je croyais trouver l'Agaldian de la dimension B je changerais peut-être d'opinion, mais je ne suis pas convaincu que cette croyance soit encore possible pour moi.

Outre la notion du vécu contrôlé de mon empathie tel que je l'évoquais, où ce forum sera en fait probablement assez similaire pour moi que d'autres que j'ai parcouru, j'y recherche surtout un peu d'originalité. Je me dis qu'un forum réunissant des personnes ayant une vision autre que ce que l'on voit en général pourraient avoir un échange different.

Par exemple j'ai lu ici des gens indiquer qu'ils ne se permettraient pas de dire à quelqu'un de ne pas se suicider alos que c'est la norme par ailleurs de le faire. A la limite le point de vue ne me dérange pas plus que ça, je ne le partage pas, j'estimee que nul ne doit sa vie à quiconque et je crois donc en l’autodétermination, mais lorsque j'entends des réactions du genre "mais non, il ne faut pas te suicider, de toute façon ça va s’arranger et tu seras heureux" ça me fait parfois bondir.

Qu'on puisse estimer que le suicide c'est mal soit, qu'on s'estime en droit de vouloir imposer sa morale avec des moyens tels que la culpabilisation comme c'est si souvent le cas on pourrait en parler mais passons, par contre on peut sérieusement s'amuser à balancer que toute personne en souffrance sera heureuse, donc que personne dans l'univers n'est jamais mort malheureux ? Sérieusement ?

Je veux bien que l'on ait des convictions mais ça n’empêche pas de se construire une argumentation viable et non stéréotypée ... On croise un peu la même chose parfois sur les forums spirituels, dans le genre :

-je vois des trucs, je me demande, si je suis pas schizophrène
-Mais non, t'es pas schizophrène, t'as juste des dons vachement chiadés, les psys ils disent que des conneries

Mouais ... ok ... va falloir que j'explique ça au gars que j'ai côtoyé en HP et qui m'affirmais être l'ambassadeur de la terre dans un monde ressemblant forcement à star wars et qui, me voyant avec un livre d'anne rice entre les mains, en a conclu que je croyais aux vampires. Il n'avait pas de dysfonction dans la manière dont il concevait l'imaginaire, j'étais juste trop étroit d'esprit, on peut donc se permettre de lui poser un diagnostic médical qui pourrait déterminer son avenir d'après deux lignes sur un forum et la force de notre conviction, après tout ce n'est pas comme si sa santé psychique était en jeu ...

Sinon j'ai déjà entendu le terme de multidimensionnel dans ce contexte, j'avoue me reconnaitre plus volontiers dans celui de logique. Je me suis construit en partie sur mon amour du débat. J'y ai appris des concepts que j’appellerais aujourd'hui esprit scientifique/critique ou communication non violente histoire d'user d'un langage déjà existant et de pouvoir refiler quelques liens au passage, mais le débat en lui-même contient il me semble une grande partie de ce qu'est la cohérence, comme la non-affirmation de ce qui n'est pas démontrable mais la simple émission d'avis, la recherche des divers angles d' "attaque" d'un argument afin de chercher à le contrecarrer ou de le reconstruire sans cette faille et ainsi de suite.


En tout cas je suis positivement surpris, je suis habitué à ce que tout post dépassant les 20 lignes soit globalement taxé de pavé indigeste, vous y semblez plus ouvert.

@GrizlyKenySheep : Merci, si je peut me permettre une touche d'humour saches que nous partageons le même espoir, que nos interactions m'apportent quelque chose :þ

Plus sérieusement si le domaine de la psychologie t'intéresse sache qu'il existe des chaines comme la tronche en biais ( https://www.youtube.com/channel/UCq-8pB ... lrhM9ExXJQ ) qui en parlent et qui font de la vulgarisation, je trouve, tout à fait acceptable (en plus pour la tronche en biais dans un format que je trouve agréable, et avec une honnêteté intellectuelle rare, faisant régulièrement une contre émission ou ils réagissent aux critiques qui leur sont faites et ou ils admettent leurs fautes de bon cœur en général).

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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 17:46 
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Inscription: Ven 3 Juin 2016 21:38
Messages: 414
Ne t'inquiètes pas je sais qu'un système n'est pas linéaire, qu'il y a un ensemble d'interactions et redondances, et que ce n'est pas une chose qu'on regarde qu'a une seule dimension, d'autant plus pour une personnalité/un esprit humain. C'est que j'ai peut-être tendance à prendre ça en compte dès le départ, à faire le lien entre les différentes informations données, un lien logique n’est pas forcément quelques chose de linéaire et simple, point par point. ^^

On va dire que dans cet aspect multidimensionnel (dimension abstraite) tu as donné genre les premières dimensions ou axes 2-3 qui ont un pouvoir explicatif le plus important, dirons nous, sur ce que tu es.

Un peu comme une photo de face d’un chameau, on sait que t’es un camélidé que tu vis dans le désert etc …mais avec un autre angle de vue on pourrait savoir si t’es un dromadaire ou un chameau, justement.

Cependant je trouve toute de même ta présentation très structurée ! :P

J’aime aussi le partage du savoir, pour moi ce n’est pas quelque chose qu’on garde pour soi c’est quelque chose qu’il faut diffuser.

Et l’administratif c’était juste pour la blague, car l’administration française est souvent critiquée : on a même eu en France un ministre qui souffre de phobie administrative, c’est dire ! :o

Bref xD

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Dernière édition par Cactus le Lun 22 Aoû 2016 18:09, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Vacuité insoluble
MessagePosté: Lun 22 Aoû 2016 18:04 
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Inscription: Sam 20 Aoû 2016 17:47
Messages: 68
Localisation: Marseille
Oups, désolé, j'ai cru que le xD ne s'appliquait qu'a la seconde partie de la phrase, mauvaise interprétations de ma part.

Comme je le dit parfois j'ai le sens de l'humour, faut pas croire, il faut juste me prévenir lorsque c'est une blague et m'indiquer à quel moment je dois rire ;)

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